Usa:Trump risque de provoquer la prochaine crise financière Usa:Trump risque de provoquer la prochaine crise financière
Ce week-end, dans une interview à Fow News, M. Summers s’en est pris à sa volonté affichée de déréglementer, pour relancer l’économie, le secteur... Usa:Trump risque de provoquer la prochaine crise financière

Ce week-end, dans une interview à Fow News, M. Summers s’en est pris à sa volonté affichée de déréglementer, pour relancer l’économie, le secteur financier encadré depuis la dernière crise par la loi Dodd-Frank, votée en 2010 dans le but de limiter les risques pris par les banques (réinstauration de la séparation entre les activités de banque commerciale et de banque d’affaires) et protéger les clients et les contribuables. « Qui veut revenir à l’ère des prêts prédateurs ? Qui veut revoir des banques fortement surendettées ? », a-t-il apostrophé. C’est « extrêmement dangereux ».

Larry Summers, désormais professeur à Harvard, s’inquiète également des mesures protectionnistes promises par Donald Trump qui renchérissent les coûts de production et torpillent la compétitivité des entreprises américaines. « Chaque entreprise qui a le choix entre localiser une usine dans l’Ohio ou au Mexique en vient à la conclusion que le Mexique est 20% moins cher », a-t-il expliqué. La pression que met Donald Trump sur les constructeurs automobiles – via Twitter uniquement pour le moment – va donc à l’encontre des intérêts américains.

Par ailleurs, les modalités de la réforme fiscale promise aux entreprises (sur les conseils notamment de Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants) va non seulement accroître les inégalités mais va aussi faire flamber le dollar (une catastrophe pour les pays émergents endettés dans la devise et un nouveau coup dur pour les entreprises exportatrices) et « nuire à l’économie mondiale ce qui se répercutera sur les Etats-Unis », peut-on lire dans le Financial Times daté d’hier. Larry Summers explique dans cette tribune que la réforme fiscale « sera vue par d’autres pays et l’Organisation mondiale du commerce comme un acte protectionniste qui viole le traité. […] L’OMC est très claire sur le fait qu’un impôt ne peut pas être discriminatoire de sorte à favoriser les exportations. »

investir.lesechos.fr

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