Syrie : Assad se dit prêt à former un gouvernement avec des opposants Syrie : Assad se dit prêt à former un gouvernement avec des opposants
Le président Bachar al Assad a jugé mercredi qu’il ne serait pas difficile de se mettre d’accord sur un nouveau gouvernement syrien comprenant des... Syrie : Assad se dit prêt à former un gouvernement avec des opposants

Le président Bachar al Assad a jugé mercredi qu’il ne serait pas difficile de se mettre d’accord sur un nouveau gouvernement syrien comprenant des représentants de l’opposition mais ses adversaires ont une nouvelle fois catégoriquement exclu son maintien au pouvoir.

Les Etats-Unis ont également opposé une fin de non recevoir à cette proposition.

Dans un entretien accordé à l’agence de presse russe RIA trois jours après la reconquête de Palmyre, il a précisé qu’un projet de nouvelle constitution pourrait être prêt en quelques semaines.

Un accord pourra aussi être trouvé sur un gouvernement comptant dans ses rangs des membres de l’opposition et des personnalités indépendantes, a-t-il estimé.

La répartition des portefeuilles ministériels et les questions techniques devront faire l’objet de discussions à Genève, lors des négociations qui doivent reprendre le mois prochain, a-t-il ajouté. « Ce ne sont pas des questions difficiles », a-t-il assuré.

Les négociateurs de l’opposition syrienne ont aussitôt rejeté ces propos, réaffirmant qu’une solution politique ne pouvait résulter que de la formation d’une autorité de transition dotée des pleins pouvoirs et excluant Assad.

« Un gouvernement, même présenté comme ‘nouveau’, ne peut s’inscrire dans le processus politique si Bachar al Assad reste en place », a dit George Sabra, membre du Haut Conseil des négociations (HCN), la principale alliance de l’opposition. « Ce dont parle Bachar al Assad n’a rien à voir avec le processus politique. »

Les Etats-Unis ont fait savoir que la présence du président syrien dans un nouveau gouvernement de coalition était « hors de question ».

« Je ne sais pas s’il s’est imaginé comme faisant partie de ce gouvernement d’union nationale. A l’évidence, c’est hors de question pour nous, » a déclaré Josh Earnest, porte-parole de la Maison blanche.

Dans son entretien accordé à RIA, le président syrien affirme que la guerre qui dure depuis cinq ans a coûté plus de 200 milliards de dollars à son pays.

Après avoir chassé de Palmyre les djihadistes de l’Etat islamique (EI), avec l’appui de l’aviation russe, il tourne maintenant ses regards vers Rakka, bastion des islamistes dans l’est de la Syrie, et la province de Daïr az Zour.

« Après avoir libéré Palmyre, il est nécessaire d’avancer vers l’est du pays, notamment vers Daïr az Zour », dit-il. « En même temps, nous devons nous diriger vers Rakka, le principal bastion de l’EI. »

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