Salman Rushdie : “Je suis devenu le personnage d’un mauvais roman d’espionnage, alors que je n’aime pas les romans d’espionnage” Salman Rushdie : “Je suis devenu le personnage d’un mauvais roman d’espionnage, alors que je n’aime pas les romans d’espionnage”
La fatwa contre l’auteur des “Versets sataniques” est régulièrement relancée. En 2012, à la sortie de son autobiographie, il avait fait le point sur... Salman Rushdie : “Je suis devenu le personnage d’un mauvais roman d’espionnage, alors que je n’aime pas les romans d’espionnage”

La fatwa contre l’auteur des “Versets sataniques” est régulièrement relancée. En 2012, à la sortie de son autobiographie, il avait fait le point sur sa propre histoire, l’islamisme et l’islamophobie, dans ce grand entretien avec “L’Obs”. 

Le Nouvel Observateur. En 1996, vous nous disiez que la publication de votre roman «le Dernier Soupir du Maure» était une victoire, puisque la fatwa de 1989 n’avait pas réussi à tuer l’écrivain en vous. En 2012, vous publiez «Joseph Anton». Est-ce pour vous une ultime victoire d’abandonner ce nom de clandestinité, d’homme invisible, pour retrouver pleinement votre nom d’écrivain?

Salman Rushdie. D’une certaine manière, oui. Ce qui me fait plaisir, c’est que cette histoire m’appartient enfin. Elle est devenue mon livre! Pendant longtemps, j’ai été à la merci de ces événements. A présent, c’est moi qui les contrôle. Mais aucune victoire n’est jamais complète. C’était une période très douloureuse de ma vie, qui m’a fait perdre des choses que je ne retrouverai jamais, comme tous les moments paisibles que j’aurais pu passer avec mes enfants.

Beaucoup de gens ont souffert de cette histoire, certains en sont même morts. Je ne peux pas les oublier. Du point de vue étroit de l’écrivain et de son roman, c’est effectivement une victoire: nous avons défendu «les Versets sataniques», et je suis toujours là. Mais, du point de vue plus vaste de la terreur engendrée, la bataille n’est toujours pas gagnée. Elle se poursuit sur d’autres terrains. La terreur d’une possible réaction islamiste fait que les gens hésitent à s’exprimer sur le sujet. Il faut continuer de lutter.

Dans « Joseph Anton », vous écrivez que vous aviez commencé à réfléchir à un projet, baptisé provisoirement «Inferno», «où vous vous efforceriez de faire de votre histoire quelque chose de plus qu’une autobiographie. Le portrait halluciné d’un homme dont la vision du monde avait été fracassée». Mission accomplie?

En un sens, oui. J’ai encore quelque part un synopsis d’une vingtaine de pages pour ce projet. J’y ai travaillé dur. Et puis je me suis dit qu’il ne fallait pas procéder ainsi. Car l’enjeu de cette histoire, c’est qu’elle est vraie. Je devais donc éviter de la fictionnaliser, de la transformer en cauchemar kafkaïen. Car c’était déjà un cauchemar kafkaïen ! Il était superflu de noircir le tableau, il suffisait de raconter l’histoire telle quelle. Le seul moyen de l’écrire était de renoncer à tout alibi fictionnel. C’est sa véracité qui donne à cette histoire tout son poids. Il n’y a absolument rien d’inventé dans ce livre.

En adoptant votre nouveau nom de clandestin, Joseph Anton, vous êtes presque devenu un personnage de fiction. Pis, vous écrivez qu’il y avait le risque de devenir une «créature de la fatwa». Avez-vous le sentiment d’avoir été, malgré vous, le personnage d’un mauvais roman?

Vous avez raison. J’étais devenu le personnage d’un mauvais roman d’espionnage, alors même que je n’aime pas les romans d’espionnage! Je me suis retrouvé plongé dans ce monde dont j’ignorais tout.

On m’emmenait dans ce bâtiment au bord de la Tamise qu’on voit dans les «James Bond», pour y rencontrer des membres haut placés des services secrets britanniques! Et le plus étonnant, c’est que j’ai fini par éprouver un grand respect pour eux. Le MI6 fait très bien son travail. J’ignore tout de leurs sources, mais j’ai le sentiment qu’ils faisaient un bon travail de terrain, et je trouvais leurs informations très fiables. Même lorsqu’elles étaient terrifiantes, je les prenais au sérieux.

Un jour, on m’a convoqué à une sorte de réunion au sommet, où étaient présents soixante ou soixante-dix agents d’élite basés partout dans le monde et chargés de surveiller les mouvements islamistes. Je leur ai parlé de ma situation pendant une vingtaine de minutes, puis ils m’ont posé des questions. C’est l’interview la plus exigeante que j’ai jamais eu à donner! Ils étaient tellement intelligents, tellement fins et bien informés! J’en suis sorti réconforté de savoir que mon sort était entre leurs mains.

Ça a dû être terrible pour un écrivain de ne pas pouvoir contrôler l’intrigue…

Mais c’est vrai de toute vie ! Sans vouloir exagérer ni dramatiser, personne ne maîtrise les événements de sa vie. Cela dit, lancer une campagne politique contre la fatwa représentait une tentative de ma part pour reprendre le contrôle, retrouver un rôle actif et non plus subir passivement la situation. Pendant longtemps, le gouvernement britannique a été hostile à cette idée : ils voulaient que je me taise ! Il leur a fallu deux ou trois ans pour comprendre que j’avais raison de me battre.

Tout activisme politique est difficile. Mais quand on n’a pas l’appui d’un grand lobby de Washington, qu’on est simplement soutenu par quelques organisations de défense des droits de l’homme et quelques individus qui ne peuvent vous accorder qu’une part de leur temps, il est très difficile de convaincre les gouvernants d’agir, ou même simplement de vous rencontrer.

Cela m’a réclamé beaucoup de temps et d’énergie, mais j’ai fini par rencontrer des dirigeants politiques (de la majorité comme de l’opposition) de nombreux pays, y compris la France. Peu à peu, j’ai réussi à construire un élan de solidarité. Et me défendre ainsi moi-même, agir en mon nom et pour ma cause, m’a fait beaucoup de bien.

Vous n’étiez pas défendu par un grand lobby, mais, mieux encore, par une internationale de grands écrivains.

Incontestablement. Lorsque j’ai achevé ce livre, mon ami Ian McEwan m’a confié que cette mobilisation en ma faveur avait été l’événement majeur de sa génération d’écrivains, un événement fédérateur. Tous ces écrivains, Ian, Nadine Gordimer, Russell Banks, Carlos Fuentes, Paul Auster, Martin Amis, Günter Grass… y ont trouvé une cause commune. Et leur prise de position a permis d’exercer une pression sur les politiques et de sensibiliser l’opinion publique. Et cela m’a énormément aidé d’entendre toutes ces voix si éloquentes parler haut et fort en ma faveur, et d’avoir enfin le sentiment de contre-attaquer.

Les premières années de la fatwa avaient été pour moi les plus dures, car j’étais contraint à la passivité. Le plus savoureux, c’est que la police ne voulait pas que j’écrive ce livre. Quand elle a eu vent de ce projet, un membre haut placé de Scotland Yard m’a écrit pour m’en dissuader. Je lui ai répondu: «Vous l’oubliez peut-être, mais si vous m’avez protégé, c’était pour défendre la liberté d’expression!»

Durant ces dix ans, vous avez vécu l’impatience, le découragement, le sentiment de l’absurdité de votre situation, la dépression, la terreur, la colère et la honte…

Tous ces sentiments étaient effectivement présents. J’ai tenu un journal durant toute cette période, mais lorsque ma situation est redevenue normale, je l’ai mis de côté et il m’a fallu des années pour pouvoir le relire. En consultant ces centaines de pages afin d’écrire mon livre, j’ai été frappé par les fluctuations constantes de mon état d’esprit d’alors. Les phases intenses de désespoir, de colère, d’humiliation alternaient avec d’autres plus optimistes.

Mais il ne faut pas oublier que l’un des thèmes de ce livre est l’amitié. J’ai puisé un réconfort inestimable dans la présence de personnes sensibles à mon sort. Ils ont payé de leur personne pour m’aider, non seulement sur un plan public, pratique et politique, mais sur un plan privé et affectif. Et toutes ces années j’ai eu la chance d’avoir le soutien et l’amour de ma compagne, de mon enfant. Cet aspect positif m’a permis de supporter tous les aspects négatifs de la situation. On ne peut pas s’en sortir tout seul, il faut avoir des êtres chers à ses côtés. Et je voulais leur rendre hommage.

Vous avez écrit un très beau roman intitulé «la Honte». Or c’est un sentiment que vous dites avoir éprouvé intensément au début de cette affaire.

Oui, j’avais honte d’être un homme invisible, de devoir me dissimuler. Il y avait là quelque chose d’indigne et d’humiliant. On risque d’y perdre le respect de soi-même. Imaginez : se cacher derrière la porte lorsque quelqu’un entre chez vous ! Je me sentais vraiment mal.

Il m’a fallu beaucoup de temps, et une lutte acharnée avec les autorités britanniques, pour recouvrer le droit à un minimum de vie publique. J’ai l’impression qu’une part de cette humiliation m’était délibérément infligée. Une certaine frange des élites britanniques estimait que j’étais responsable de cette situation et qu’il fallait me punir.

J’étais parfois perçu comme un fauteur de troubles arrogant, auteur d’un livre illisible, indigne de compassion et des efforts que l’on faisait pour me protéger. Certains estimaient que je ne méritais pas de mener une vie normale et me condamnaient à cette clandestinité. Je me sentais jugé, et cela n’a fait qu’ajouter à l’humiliation.

Cette année, la fondation 15 Khordad a augmenté la prime pour l’exécution de la fatwa. En 1989, elle était de 500.000 dollars, etaujourd’hui elle atteint 3,3 millions de dollars. Etes-vous immunisé ou vous sentez-vous toujours en danger?

Les médias occidentaux s’emballent indûment à ce sujet. Il s’agit d’un unique mollah, très âgé, que personne ne prend au sérieux même à Téhéran. Régulièrement, il agite un poing rageur dans ma direction. Il n’a même pas cet argent à sa disposition! C’est juste un vieillard qui veut attirer l’attention sur lui. Le problème, c’est qu’en Occident l’association Rushdie/argent/Iran/mollah suffit à faire les gros titres!

L’argent importe peu dans cette affaire. Lorsque le danger était réel, il ne provenait pas de chasseurs de prime ni d’illuminés, mais de tueurs à gages au service d’un Etat. Mes éditeurs ou traducteurs norvégien, italien, japonais ont tous été victimes de professionnels. Notre ennemi était le terrorisme étatique. Dès que nous avons eu la certitude que les autorités iraniennes renonçaient à de tels agissements, nous avons su que la menace était écartée. Je ne me sens plus en danger… sauf quand je parle à des journalistes !

L’islam de votre enfance indienne a-t-il disparu?

Dans une certaine mesure, oui. C’est là tout le drame du monde musulman actuel, qui est bien moins ouvert qu’il n’était. On surnommait Beyrouth «le Paris de l’Orient» pour son cosmopolitisme et sa curiosité culturelle. Toutes ces villes aujourd’hui ravagées, Damas, Bagdad, Téhéran, étaient bien plus modernes naguère, dans les années 1950 par exemple. Le dernier demi-siècle a constitué une période de régression terrible, et c’est une véritable tragédie pour les peuples musulmans.

Cet islam de votre jeunesse était tolérant, mêlé de soufisme…

Oui. Cela demeure vrai dans une certaine mesure. L’influence du soufisme reste forte, sans parler de la coexistence avec l’hindouisme. Mais, même en Inde, les choses sont en train de changer, car les deux camps sont devenus plus sectaires et militants. L’hindouisme s’est radicalisé, ce qui entraîne en réaction une radicalisation musulmane. L’islam tolérant est sur le déclin.

Les islamistes d’aujourd’hui prennent la posture de perpétuels outragés criant sans cesse au blasphème et dénoncent une islamophobie agressive. Vous, vous dénoncez la montée d’une nouvelle intolérance, dont personne ne voulait convenir, et vous écrivez que «le mot d’islamophobie avait été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles». Pourquoi?

Une telle attitude repose sur l’idée que tout système de pensée est respectable et devrait donc échapper à la critique, considérée comme négative. Or, si je ne suis pas d’accord avec vos idées, je dois avoir le droit de les critiquer – même si j’ai tort !

On ne peut pas exempter de toute critique un système de pensée en invoquant un quelconque racisme. Une idée n’est pas une race, une religion n’est pas un groupe ethnique. Il faut protéger les individus de la violence, comme celle actuellement perpétrée en Europe par des groupes néofascistes contre des membres de communautés ethniques ou religieuses.

Mais on n’a pas à protéger des idées. Elles sont sujettes à critique. On peut se montrer féroce envers des idées, tant que la critique intellectuelle ne se transforme pas en attaque personnelle, ad hominem. Le désaccord intellectuel est un droit. Si on estime que la religion est nuisible, ou que telle religion est plus problématique qu’une autre, on doit avoir le droit de le dire, sans être étiqueté comme islamophobe par exemple. Je n’ai pas le droit de tabasser quelqu’un à cause de ses idées, mais j’ai le droit de tabasser ses idées.

Je crains d’assister à un renversement des valeurs: au lieu de défendre le droit à la liberté d’expression, on attaque ceux qui usent de ce droit. C’est le monde à l’envers. Le principe même de l’échange d’idées, d’une discussion ouverte, c’est que tôt ou tard l’interlocuteur va dire quelque chose qui ne vous plaît pas, voire qui vous déplaît fortement et même vous blesse. C’est là que commence la défense de la liberté d’expression. Il est trop facile de défendre la liberté d’expression de gens avec lesquels on est d’accord ou auxquels on est indifférent.

Croire à la liberté d’expression, c’est être capable de défendre le droit à exprimer des idées auxquelles on est radicalement hostile. Dans ma jeunesse, j’accordais peu d’attention à cette liberté d’expression, que je tenais pour acquise. Je n’aurais jamais cru qu’il nous faudrait de nouveau livrer ce combat des Lumières, qui paraissait gagné. C’est pourtant le cas, face à une autre Eglise. Mais nous avons ce précédent, et le souvenir d’une première victoire. C’est un combat et une conscience que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre. Sinon, Voltaire nous en voudrait, il se retournerait dans sa tombe !

Les islamistes semblent à l’affût du moindre outrage, comme s’ils avaient besoin de se sentir offensés…

C’est vrai ! On a affaire à une culture de l’outrage, toujours sur la défensive. Ces gens se définissent non par l’amour mais par la colère, non par ce qu’ils aiment mais par ce qu’ils détestent et qui les offense. Une identité définie par la haine constitue une force négative terrifiante. Et pourtant elle a gagné en puissance. Traquer ainsi le blasphème équivaut tout simplement à légitimer la violence. C’est peut-être l’attrait d’une telle attitude, au fond: la violence y trouve une légitimation.

Les manifestants hostiles aux «Versets sataniques», par exemple, éprouvaient du plaisir à leur propre colère, et la théâtralisaient pour les caméras. Cette colère leur permettait de montrer au monde qu’ils existaient, et ce qu’ils étaient. Il y a une jouissance, une véritable libido de la colère. C’est un exutoire, une libération: on peut se livrer à des excès en public et en même temps se sentir vertueux ! Et cette folie est contagieuse.

L’affaire des « Versets sataniques » n’a pas été un événement isolé, mais plutôt le point de départ d’une longue chaîne d’événements. Le problème des gauches occidentales, c’est leur volonté de se montrer solidaires et compatissantes envers des communautés qu’elles perçoivent comme politiquement opprimées et économiquement désavantagées. Le préjugé de la gauche, c’est que le peuple a toujours raison. Si une masse de gens s’élève pour critiquer un auteur, c’est forcément le groupe qui a raison et l’individu qui a tort.

Ce désir de défendre un groupe pauvre et opprimé mène à s’aveugler sur un comportement collectif qu’on ne tolérerait de personne d’autre. La gauche est censée condamner l’homophobie, la misogynie, l’antisémitisme. Et pourtant, certains gauchistes restent régulièrement sourds aux discours homophobes, misogynes et antisémites propagés par des islamistes. Et si l’on dénonce cet état de fait, on est taxé d’islamophobie.

Vous écrivez que «pour que le terrorisme soit vaincu, il faut que le monde de l’Islam adopte les principes laïques et humanistes sur lesquels est basé le monde moderne et sans lesquels la liberté de ces pays demeurera un rêve lointain». Est-ce concevable aujourd’hui?

Cela paraît improbable, incontestablement. J’ignore ce que veut la majorité des musulmans, mais il est certain que les groupes islamistes sont les mieux organisés. C’est pour cette raison que les Frères musulmans ont gagné les élections en Egypte. Ils sont bien implantés, ils effectuent un véritable travail de terrain, à la fois propagandiste et caritatif, ils connaissent bien les problèmes à l’échelon local, ils ont réussi leur campagne électorale. Il n’y aura pas de véritable force d’opposition aux Frères musulmans tant que les progressistes ne seront pas mieux organisés et gaspilleront leur temps en luttes intestines au lieu de faire front commun contre les islamistes.

Mais tous ces pays arabes ont connu des décennies de dictature, et il faut du temps pour que les principes démocratiques s’y enracinent. Pour que les forces progressistes et démocratiques s’imposent dans le monde musulman, il faut qu’elles pratiquent ce travail de terrain, à l’échelon local, en établissant des réseaux, en étant attentives à ce que veulent les gens. Les progressistes du monde musulman devraient suivre l’exemple des Frères musulmans : montrer leur présence, leur solidarité, leur efficacité pratique.

Savez-vous quel sera le prochain livre de Salman Rushdie?

Non! Et je le regrette bien. Voilà quatre ans que je n’ai pas écrit de fiction-hormis deux nouvelles-, et cela me manque. J’ai été accaparé par ce livre autobiographique. A présent, je suis impatient de revenir au monde de l’imagination. Lorsqu’on fait la promotion d’un roman, on parle du roman. Lorsqu’il s’agit d’une autobiographie, on parle de soi. Et j’en ai vraiment marre de moi! J’ai hâte de changer d’air, d’inventer des personnages imaginaires. J’ai bien une idée, mais pour cela j’ai besoin d’une certaine tranquillité d’esprit: boucler les dernières interviews, revenir à une vie normale, rester seul dans mon bureau à regarder par la fenêtre… J’espère très fort que mon prochain livre sera un roman.

Propos recueillis par François Armanet et Gilles Anquetil

Salman Rushdie, Sa biograhie express

Né le 19 juin 1947 à Bombay, Salman Rushdie est l’auteur d’une oeuvre importante dont «les Enfants de minuit»(couronné par le Booker Prize en 1981), «la Honte» (1984), «le Dernier Soupir du Maure» (1996), «Shalimar le clown» (2005). En 1989, la publication des «Versets sataniques» a provoqué une fatwa de l’imam Khomeyni, condamnant à mort l’écrivain. Il publie, chez Plon, «Joseph Anton. Une autobiographie» où il raconte son combat pendant dix années de clandestinité.

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