Pourquoi les haricots font-ils péter ? Pourquoi les haricots font-ils péter ?
La question peut prêter à sourire et pourtant elle est biologiquement très sérieuse. C’est vrai, pourquoi les haricots (et d’autres aliments d’ailleurs) nous donnent-ils... Pourquoi les haricots font-ils péter ?

La question peut prêter à sourire et pourtant elle est biologiquement très sérieuse. C’est vrai, pourquoi les haricots (et d’autres aliments d’ailleurs) nous donnent-ils des gaz ?

 

La réponse se trouve… dans notre intestin. Péter, c’est assez peu élégant, mais c’est une activité vitale. Car c’est ainsi que sont évacués, par l’anus, les gaz intestinaux. Cette activité naturelle de notre corps, si gênante soit elle, est donc signe de bonne santé !

De l’origine des gaz

D’où viennent ces gaz ? Comment notre corps les produit-il ? Lorsque l’on mange, la nourriture, après avoir été mâchée, découpée en petits morceaux, enduite de salive et transformée en bouillie grâce aux enzymes contenues dans l’estomac, atterrit dans notre intestin. Là, certains nutriments passent la paroi intestinale pour rejoindre le sang, tandis que d’autre nutriments, trop gros ou indigestes, ne peuvent la traverser. C’est ici que notre flore intestinale intervient. Notre flore, c’est une cohorte de bactéries amies, qui se chargent de transformer ces substances en nutriments utiles pour notre corps. Ainsi, ils pourront facilement pénétrer dans notre circulation sanguine pour fournir de l’énergie à l’organisme. Ces bactéries sont dites anaérobies car elles vivent sans oxygène, sans « respirer » donc. Leur mode de vie, c’est la fermentation. Grâce à ce procédé, elles fabriquent leur propre énergie en transformant certains sucres et en libérant des gaz… responsables de nos flatulences. Au final, plus un aliment contient de substances non digestes, plus notre flore intestinale fermente et produit des gaz. Une fois les gaz dans notre intestin, pas question de les garder ! Leur cheminement naturel va les conduire jusqu’à l’extrémité basse de notre tube digestif, à savoir l’anus. Leur sortie, en fanfare sonore ou en silence (selon leur vitesse) correspond à un pet. C’est donc parce que les haricots blancs (ou flageolets), mais aussi les choux ou les pommes contiennent certains sucres (comme le fructose ou d’autres petits sucres appelés oligosaccharides) que nos enzymes ne savent pas dégrader que ces aliments font péter.

Péter n’est pas puer

Ne blâmons pas tant que ça les flageolets car les pets qu’ils nous font produire, composés d’azote, de CO2, d’oxygène, d’hydrogène et de méthane sont généralement peu odorants. Ou disons, juste légèrement malodorants. En revanche, les gaz provenant de la fermentation des aliments carnés, eux, se révèlent extrêmement nauséabonds. La raison de cette puanteur? Ils regorgent de sulfure d’hydrogène, un gaz qui sent « l’œuf pourri ». D’ailleurs, d’une manière générale, plus on mange d’aliments contenant du soufre, plus nos pets risquent de sentir mauvais. Bref, maintenant que vous avez lu cet article : sachant qu’on évacue entre 0,5 et 1 L de gaz chaque jour; sachant que certains sucres, boissons gazeuses et édulcorants type sorbitol favorisent les excès de gaz, que les viandes produisent des mauvaises odeurs; et sachant aussi que l’exercice, même modéré, contribue à réduire les pets, vous êtes désormais informés pour moduler vos flatulences au gré de vos envies !

sciencesetavenir.fr

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