Evan Fournier «  En NBA, tu ne dois rien lâcher, sinon c’est fatal  » Evan Fournier «  En NBA, tu ne dois rien lâcher, sinon c’est fatal  »
Evan Fournier est le deuxième meilleur scoreur tricolore en NBA, derrière Nicolas Batum mais devant Tony Parker. Une saison pleine pour l’arrière d’Orlando, qui... Evan Fournier «  En NBA, tu ne dois rien lâcher, sinon c’est fatal  »

Evan Fournier est le deuxième meilleur scoreur tricolore en NBA, derrière Nicolas Batum mais devant Tony Parker. Une saison pleine pour l’arrière d’Orlando, qui joue, à 23 ans, sa quatrième saison dans la ligue américaine.

Même si les playoffs de la National Basketball Association (NBA) semblent définitivement s’éloigner pour les Orlando Magic, Evan Fournier, le « Frenchie » de l’équipe, a souvent été décisif cette année. Il faut dire que, à 23 ans, il cumule déjà sa quatrième saison outre-Atlantique.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR

ARMEL LE BESCON
MERCREDI, 24 FÉVRIER, 2016
POUR LE COMPTE DE L’HUMANITÉ
Après deux années passées à Denver, vous évoluez désormais sous les couleurs ­d’Orlando. Est-ce une transition digérée ?

Evan Fournier C’est plus facile de se sentir bien dans une équipe quand on a du temps de jeu, ce qui est le cas pour moi cette saison. En plus, j’ai mon meilleur ami qui joue dans l’équipe (le Monténégrin Nikola Vucevic), cela facilite les choses. Le groupe est sain et cela se ressent dans notre basket. Quand on fait des voyages comme à Rio en début de saison, puis à Londres il y a quelques semaines, cela permet aussi de resserrer les liens entre tous. On a une équipe jeune comparée à la plupart des autres franchises NBA, alors la vie de groupe est importante car on manque d’expérience dans le jeu.

Vous venez de parler des délocalisations de la NBA au Brésil en octobre, puis à Londres en janvier, est-ce une contrainte supplémentaire dans un calendrier de 82 matchs ?

Evan Fournier Effectivement, c’est beaucoup car cela s’ajoute à nos road trips entre les côtes est et ouest des États-Unis. Alors, le match à Londres contre Toronto en janvier n’était pas un cadeau même si on peut ­comprendre le raisonnement commercial de la NBA de placer une rencontre en dehors des États-Unis. La seule chose positive, c’était de pouvoir être avec sa famille.

Sur le plan du jeu, qu’est-ce qui a changé pour vous dans cette équipe d’Orlando ?

Evan Fournier Je rentre dans le système du coach. Et moi, je suis quelqu’un qui a besoin de savoir comment cela va se passer. J’aime avoir un plan de jeu pour agir en conséquence et je retrouve cela avec le nouveau coach Scott Skiles. Si je ne suis pas dans le plan, cela me perturbe.

L’Euro l’été dernier avec l’équipe de France vous a-t-il laissé sur une dynamique en NBA ?

Evan Fournier Pas forcément, car je suis revenu fracassé à Orlando. J’étais hors de forme. Le paradoxe, c’est que, dès que j’ai rejoué, j’ai fait des gros matchs, qui m’ont mis en confiance pour la suite. Mon match le plus complet depuis quatre ans que je suis en NBA, c’était contre Minnesota. En dehors du shoot de la gagne en prolongation, c’est celui où j’ai le plus porté l’équipe avec des rebonds, des passes et de l’impact des deux côtés du terrain. Si, en plus, tu es « clutch » (décisif) avec le tir de la victoire comme ce fut le cas, c’est grisant. Après, il faut pouvoir enchaîner sur ce type de match. C’est une autre histoire.

Précisément, vous aviez dit que si Orlando n’était pas en playoffs, ce serait un échec…

Evan Fournier C’était l’objectif. On a longtemps été dans le top 8 de la conférence Est. Mais on a eu une mauvaise période face à des grosses équipes. Il ne faut rien lâcher en NBA, sinon c’est fatal…

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