CPI : Les avocats de Blé Goudé interrogent  Bredou M’bia, ex-DG de la police nationale CPI : Les avocats de Blé Goudé interrogent  Bredou M’bia, ex-DG de la police nationale
Après l’Accusation et la Défense de Laurent Gbagbo, c’est au tour de la Défense de Blé Goudé d’interroger Bredou M’bia, ex-DG de la police... CPI : Les avocats de Blé Goudé interrogent  Bredou M’bia, ex-DG de la police nationale

Après l’Accusation et la Défense de Laurent Gbagbo, c’est au tour de la Défense de Blé Goudé d’interroger Bredou M’bia, ex-DG de la police nationale, qui est entendu en tant que témoin dans le procès de l’ex-président ivoirien et de son ministre de l’emploi et de la jeunesse.

Dans son contre-interrogatoire, Me Gbougnon s’est attaqué aux rapports de police brandis par le substitut du procureur pour accabler les accusés. Il est parvenu à montrer que ces rapports sur lesquels se fondent le Bureau du procureur peuvent être faux. En effet, l’ex-DG de la Police a indiqué que « un rapport n’est pas une enquête. Un rapport ne dit que ce que l’on a constaté. Mais l’enquête cherche à savoir ce qui s’est passé (…) Ce qui est écrit dans un rapport n’est pas forcément ce qui est juste. C’est pourquoi j’ai souvent retourné des rapports à mes collaborateurs en leur demandant de préciser, d’apporter des preuves », a expliqué Bredou M’bia.

Des propos qui montrent clairement que les rapports récupérés dans les services de la Direction Générale de la Police Nationale ivoirienne par le Bureau de Fatou Bensouda, souvent à l’insu du DG, ne sont pas tout à fait faibles.

Un exemple cité par le témoin est la différence entre le rapport sur une agression que des hommes armés auraient perpétrée contre un journaliste de France 3 et ce que le journaliste lui a personnellement raconté quand il l’a reçu à son bureau. « Ce n’est pas la même chose », a affirmé Bredou M’bia.

Sur des faits imputés aux jeunes patriotes ou à la Fesci, parce que les acteurs se seraient réclamés de ces organisations, Me Gbougbon est parvenu à obtenir du témoin une réponse qui disculpe ces groupes supposés pro-Blé Goudé. « Un autre groupe peut venir, et c’est souvent le cas, pour dire je suis voleur, je me nomme ceci, et au cours de l’enquête, on se rend que ce n’est pas ce voleur, la personne qui a dit son nom qui est venue voler », a expliqué Bredou M’bia.

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