Cote d’Ivoire :L’armée ivoirienne a-t-elle fini de faire parler d’elle ? Cote d’Ivoire :L’armée ivoirienne a-t-elle fini de faire parler d’elle ?
Après celle des ex-FAFN à Bouaké, une mutinerie des Forces spéciales de Côte d’Ivoire a éclaté à Adiaké. Dans les différents cas, les mutins... Cote d’Ivoire :L’armée ivoirienne a-t-elle fini de faire parler d’elle ?

Après celle des ex-FAFN à Bouaké, une mutinerie des Forces spéciales de Côte d’Ivoire a éclaté à Adiaké. Dans les différents cas, les mutins ont présenté leurs excuses pour les désagréments causés à la population. Seulement, aux dires du gouvernement, seuls les mutins de Bouaké ont vu leurs revendications satisfaites. Le président Ouattara en a-t-il terminé avec les crépitements des armes ?

Côte d’Ivoire, le régime du Pr Ouattara vraiment en difficulté :

Au sein de l’armée de Côte d’Ivoire, le sentiment d’une grande injustice est fort dominant. Le reversement de plusieurs anciens rebelles dans l’armée n’avait pas été du gout de certains ex-Fds qui apprécient encore moins le parachutage d’ex-chefs rebelles à la tête de plusieurs de leurs unités. À cette frustration vient s’ajouter la docilité démontrée par le gouvernement avec les ex-FAFN.

Le président Ouattara a commencé l’année 2017 de la plus mauvaise façon. Il a été fragilisé, voire même déstabilisé par les ex-FAFN avec leurs revendications de primes promises. L’armée française que brandissait jadis l’ancien CEMA Soumaïla Bakayoko pour tenir ses hommes en respect a aussi contrarié le régime. Celle-ci a annoncé dans nos colonnes puis le samedi 4 février (en conférence de presse) qu’elle ne s’immiscerait plus dans les affaires ivoiriennes. Après les premiers discours invitant les ex-FAFN à retourner dans leurs casernes au plus fort de leur mutinerie à Bouaké, le président Ouattara a vite compris qu’il valait mieux satisfaire ces gens dont il pourrait perdre le contrôle.

12 millions de FCFA ont été versés à près de 8400 personnes (5 millions en une fois et 1 million par mois durant 7 mois). Les enfants gâtés de l’armée ivoirienne ont paradé dans leurs villes et sur les réseaux sociaux sociaux pour afficher butin d’humeur, ce qui a révolté plus d’un soldat dans les autres corps de l’armée ivoirienne. Les militaires d’Abidjan ont eux aussi montré des signes de mécontentement avant de vite retourner dans leurs casernes la queue entre les jambes. Le président Ouattara ne leur ayant rien promis, il ne verrait pas pourquoi il devrait leur verser l’argent qu’il n’a de toute façon pas. Vraiment une solution ?

L’armée ivoirienne a-t-elle fini de faire parler d’elle ?

Même s’ils connaissent la réponse donnée par le gouvernement à leurs camarades d’Abidjan, les Forces spéciales basées à Adiaké sortiront elles aussi de leurs casernes pour réclamer près de 17 millions de FCFA chacun. Plus passaient les jours, dur devenait leur position. Ces soldats ont affirmé sur France 24, qu’ils étaient « prêts à aller jusqu’au sacrifice suprême » pour obtenir gain de cause.

Et pourtant, quelques heures seulement après la diffusion de cette menace, ils annonceront la fin de leur mutinerie. Mieux, ils ont même demandé pardon pour les désagréments causés. Contrairement aux informations qui nous reviennent, à savoir que les revendications des forces spéciales ont été satisfaites, le gouvernement ivoirien ne confirme pas cette version. Les autorités auraient juste ramené le calme en promettant « d’améliorer les conditions de vie » des Forces spéciales.

Doumbia Mamadou

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